Rallye National Montagne Noire 2014
SALANON en guest-star
Rendez-vous incontournable du Rallye en Midi-Pyrénées, le Rallye Montagne Noire a toujours la particularité d'accueillir une armada de têtes d'affiches nationales. Cette année, outre l'habitué des lieux, le Savoyard Michel Bonfils étrennant une toute nouvelle Ford Fiesta R5, David Salanon répondait favorablement à l'invitation de Gérard Bertrand, l'organisateur du Rallye, afin d'effectuer une bonne séance de roulage en vue du prochain Rallye Mont Blanc-Morzine, sixième manche du Championnat de France des Rallyes, et d'emmagasiner de l'expérience à bord de sa Ford Fiesta WRC. Et avec la présence du Rhônalpin, la partie se révèle ardue pour le multiple vainqueur de l'épreuve, le Toulousain Patrick Rouillard (Porsche 997 GT3 Cup), bien entendu de la partie. Au terme de la première boucle nocturne du vendredi soir, ce dernier comprend que, sauf imprévu mécanique ou sortie de route, son adversaire sera intouchable. En effet, 43s5 séparent les deux hommes au terme des près de 28 premiers kilomètres chronométrés. Malgré tout, le lendemain matin, Rouillard part à l'offensive, mais ne reprend que des miettes à Salanon, qui, après un tour de chauffe matinal, creuse un écart abyssal sur ses poursuivants ; ralliant Mazamet sans encombre. Solidement installé au 3e rang, André Jézéquel (Peugeot 207 S2000) damne le pion à Bonfils, revenu du diable-vauvert après une première boucle décevante. Il coiffe sur le fil la Subaru Impreza GT de Gilles Roca, lui-même conservant l'avantage face à la Renault Clio R3 de l'impressionnant Mickaël Reydellet. 7e, Lionel Espinasse (Mitsubishi Lancer Evo 10) poursuit savamment sa quête de points, et coiffe sur le fil Yohan Dupouy, qui a exploité tout le potentiel de sa Peugeot 306 S16, et avouait toutefois être déçu de ne pas avoir accroché la 7e place suite à un temps forfaitaire désavantageux dans l'ES 4. Patrick Benne (Citroën DS3 R3) cueille la neuvième place, précédant la Renault Clio R3 de l'Auvergnat Pascal Bérard.

Groupe A: SALANON, JEZEQUEL et les autres…

Aux volants de leurs montres de puissance, Salanon et Jézéquel se taillent la part du lion. Roca signe néanmoins une prestation honorable en se hissant dans le Top 5 avec une auto de près de vingt ans d'âge, au beau milieu des dernières nées. Le retrait du pistard Franck Morel (BMW M3) est néanmoins à déplorer.
En A7K, Laurent Lembèye (Renault Clio Williams) détonne, imité par Laurent Campoy (Peugeot 206 RC) en A7, débarrassé de son principal rival Damien Vaissière (Renault Clio 16S), victime d'une boite de vitesses défaillante. Il place ainsi à distance confortable son dauphin, le Belge Michel Wilders (Honda Civic Type R). Alors que le duel entre le Catalan Marc Jimenez (Peugeot 206 XS) et Cédric Orillac (Citroën Saxo S1600) en A6K tourne court suite au retrait du premier cité, en A6, Rémi Frégeac (Peugeot 106 S16) en proie à des chauffes intempestives, Sylvestre Expèce (Citroën Saxo VTS) a la voie libre, et se paie le luxe de claquer des chronos d'anthologie. Lionel Frégeac (Peugeot 106 XSI), quant à lui, s'adjuge la petite cylindrée, face à Aurélien Fréjefond (Peugeot 106 XSI) et Grégory Foy (Citroën AX Sport).
Groupe N: Le one-man-show de ESPINASSE

Sans rivalité directe, Espinasse coiffe aisément la courronne en Groupe N, non sans avoir fait preuve d'un certain panache ! Ne pouvant lutter à armes égales avec sa Clio Ragnotti, mais auteur de temps canons, Benoit Salas tient en respect le lauréat de la N2, Clément Biau (Citroën Saxo VTS), après que Jérôme Dupuy (Citroën Saxo VTS) ait dû rendre les armes, suite à une durite malade. Sylvain Rouquette et Anthony Puppo, tous deux sur Clio Ragnotti, sont les seconds couteaux de Salas en N3, tandis que Sébastien Ceugnet (Citroën Saxo VTS) et Cédric Teisseyre (Peugeot 106 S16) accaparent les places d'honneurs en N2. Sans accroc, Gérard Nicoli (Citroën AX Sport) décroche la palme en 1300.

Groupe F2000: DUPOUY au firmament

Malgré le peu de roulage, Yohan Dupouy prouve qu'il n'a rien perdu de sa pointe de vitesse et de sa dextérité. Egalement sur Peugeot 306 S16, Benjamin Cardenas ne peut qu'acquiescer, tenant toutefois tête à la Saxo VTS du virevoltant Alexis Sirmain, chef de file de la F2000/13. Pas de soucis pour Romain Rouanet (Peugeot 106 XSI) en F2000/12, ni même pour Vivian Cuguillère (Citroën C1 Cup) en F2000/11.
Groupe R: BONFILS accomplit une formalité, REYDELLET prend l'ascendant

Outre l'hégémonie évidente de Bonfils, l'enjeu est de taille en R3, où les candidats au Trophée Renault Sport font étape dans le Tarn. Dominateur de bout en bout au gré d'une attaque subliminale, Mickaël Reydellet jette toutes ses forces dans la bataille pour conquérir le Graal, venant à bout de la DS3 de Patrick Benne et de la Clio R3 de Bérard, son rival direct dans le Trophée de la marque au losange. En R2, l'échauffourée fratricide entre les Twingo RS de William Pitot et Georges Gonon se dénoue au profit du Limousin. En R1, Aurélien Lafont (Renault Twingo RS) prend la poudre d'escampette dès le vendredi soir, pour ne plus être rejoint. Poussé dans ses derniers retranchements par Antoine Margely, Romain Auvert accroche la deuxième place.

Groupe GT : DELAGE s'évade

Impressionnant aux commandes de sa Lotus Exige au ras du bitume, Cédric Delage témoigne d'un appétit féroce, en dictant sa loi à la puissante BMW 135i de Thomas Rizo. Le local Jean-Paul Terral (Porsche Cayman S) complète le podium.

En Coupe des Dames, Isabelle Tassie-Terral et Laetititia Perez (Peugeot 106 S16, FN2) se mettent en évidence, terminant 58e des 86 rescapés comptabilisés parmi les 121 partants.

Prochain Rendez-vous : du 8 au 10 Août, la Course de Côte du Mont-Dore/Chambon-sur-Lac (63).

Texte et photos : PQ47