Rallye Régional de Bonaguil 2013
Yohan DUPOUY à l'honneur
Le retour de ce rendez-vous mythique du Rallye de Bonaguil était fort attendu. Après l'expérience avortée du National, et trois ans d'absence au calendrier, les membres de l'Ecurie du Haut-Bois se sont retroussés les manches pour proposer une nouvelle édition avec un retour à l'ancienne formule plus attractive du Régional. Les traditionnelles ES qui ont fait la renommée de l'épreuve lot-et-garonnaise ont été conservées, soit « Le Tiple » et « Bonaguil », avec son arrivée au pied du célèbre château médiéval, et son fameux passage pour gros cœurs du « Trou du Diable ». Ce week-end des 21-22 Septembre marquait également l'ouverture officielle de la chasse aux points en vue de la qualification à la Finale de la Coupe de France des Rallyes 2014 à La Rochelle. Malheureusement, seuls 51 équipages étaient de la fête, après le forfait de neuf d'entre eux.
Pour la gagne, en l'absence des favoris habituels, les pronostics étaient largement ouverts entre Yohan Dupouy (Peugeot 306 16S, F2-14), Laurent Maurat (Volkswagen Golf 4 Kit-Car, A7K), Laurent Borderie (BMW 318 Ti Compact, F2-14), Romain Favreau (Citroën Saxo VTS, F2-13), Eric Sauteur (Renault Clio 3 RS, A7K) ou Guillaume Gladine (Renault Clio Williams, Z15). C'est d'ailleurs ce dernier qui s'arroge l'honneur de souffler sur les braises dans l'ES 1 du « Tiple » (6.4 kms) pour seulement deux petits dixièmes devant Yohan Dupouy. Installé au troisième rang au volant de la Clio Ragnotti (N3) « Confort Automobiles », Loïc Larquey crée une bonne surprise et signe un exploit de premier ordre, en grillant la politesse à des autos bien plus affutées. Dupouy passe à la vitesse supérieure dans l'ES 2 « Bonaguil » (6.2 kms) et colle d'emblée 7s5 à Gladine, qui recule ainsi d'un cran au classement général provisoire. C'est au tour d'une autre Clio Ragnotti, engagée en Groupe A cette fois, de se mettre en exergue, en l'occurrence celle pilotée par le jeune espoir Antoine Hommeau, de retour avec une mécanique neuve. Le Béarnais s'affirme donc comme le troisième larron du tiercé gagnant, avec à ses basques les intrépides Favreau et Maurat, qui, en manque de compétition, avouait être mal réveillé pour le lancement des hostilités dominicales. Une ES 2 qui ne se déroulera qu'à moitié ; suite à une voiture en feu, nécessitant l'intervention des secours. Bien décidé à conserver son bien, Dupouy en remet une couche dans Le Tiple 2, tandis que Laurent Maurat remet les pendules à l'heure, et bouleverse la hiérarchie en se hissant en dauphin, mais avec un déficit de plus de 20 secondes sur Dupouy, et sous le coup de la pression constante exercée par Borderie, à 3s7. Quant à Gladine, il manque à l'appel (cardan) ; dommage car le Castelsarrasinois se livrait là à une fantastique démonstration.
Si Dupouy donne le ton au fil des spéciales, se mettant ainsi à l'abri pour la conquête du Graal, neuf ans après sa première victoire de sa carrière rallystique ici même au volant de la Peugeot 205 16S Gr.F, les regards se sont davantages tournés sur les places d'honneurs, indécises jusqu'au dernier hectomètre. Séparés par 2s5 au terme de la deuxième boucle, le duel entre les deux Allemandes de Maurat et Borderie s'annonce fratricide. Borderie lâche du lest dans l'ES 4 suite à un calage dans une épingle, mais déploie une attaque phénoménale dans l'ultime joute, coiffant sur le fil son adversaire. A l'inverse, Hommeau a également fait voler littéralement sa Clio pour tenter de déloger Eric Sauteur du carré d'as ; une tentative qui restera vaine pour 3s2. 6e, Romain Favreau a parfaitement rempli son objectif, celui d'effectuer une bonne séance de roulage afin de partir sur de bonnes bases dans moins de quatre semaines à la Finale d'Oyonnax. Fort d'une régularité sans faille, Grégory Romero (Peugeot 206 RC, A7) a démontré sa pointe de vitesse en rentrant au parc fermé du Centre Culturel de Fumel en 7e position. Il précède la Renault Clio RS (F2-14) du rapide Adrien Castalian, heureux de voir enfin une arrivée cette saison, et la Citroën Saxo Kit-Car (A6K) de Jean-Luc Mazeau. Très en verve ce week-end, Loïc Larquey clôt le Top Dix.

Groupe A: Laurent MAURAT en chef de file

Avec son succès de Groupe et son podium scratch, Laurent Maurat, toujours épaulé par Frédérique Lopez dans le baquet de droite, met fin d'une fort belle manière à une série d'abandons intempestifs, venus gâcher son apprentissage de la Golf 4 Kit-Car. Cela n'a, en revanche, pas été de toute quiétude pour le Rochefortais, qui a dû surveiller en permanence Eric Sauteur, sans oublier Antoine Hommeau, qui complète le trio victorieux.
L'ordre du classement de Groupe se réitère au niveau de la Classe A7K, tandis qu'Hommeau enlève la A7, dictant sa loi à Romero, qui a, quant à lui, creusé un écart substantiel par rapport à l'autre Peugeot 206 RC des époux Védrine. Les Basques Bernard Lahirigoyen et Sébastien Iriberry (Renault Clio 16S) n'ont pu concrétiser après être sorti durement dans l'ES 5.
La A6K échoit à Jean-Luc Mazeau, esseulé dans sa catégorie, de même que Yannick Dupouy (Peugeot 106 XSI) en 1300 et les frères Bessières (Citroën Saxo VTS) en A6.
Groupe N: Loïc LARQUEY intouchable

En Groupe N, Loïc Larquey s'est octroyé dès le départ le monopole, et regagne l'arrivée finale en vainqueur, satisfait de rallier l'arrivée après deux fausses notes (Saint-Emilion et Pays Basque). A noter que contrairement à ce qui a été indiqué, ce n'est pas une casse moteur mais un problème d'allumage qui a causé son abandon au Pays Basque. Xavier et Ann Devecchi (Renault Clio Ragnotti) ont également imposé un rythme effréné à leurs poursuivants, et notamment Nicolas Soustre (Renault Clio Williams) ; Laurent Ardéois (Seat Ibiza TDI) s'étant retiré sur ennuis mécaniques, tout comme Philippe Pédèche, victime d'une violente sortie de route après le départ de l'ES 5. Nous lui souhaitons un prompt rétablissement, ainsi qu'à son copilote, Olivier Moussarron, touché à un œil par un éclat de verre.
De retour aux affaires après une pause de six ans, Thomas Guiberteau (Citroën Saxo VTS) rafle la mise en N2, reléguant au rang d'observateurs Mathias Baldomero (Honda Civic VTI) et le pilote-organisateur Didier Bressou (Citroën Saxo VTS).
En N4, après le retrait d'Ardeois, une voie royale s'est ouverte pour Thomas Louchez (Renault 5 GT Turbo).

Groupe F2000: DUPOUY en toute évidence

Yohan Dupouy s'adjuge en toute logique les lauriers du F2000. Quant à Laurent Borderie, depuis l'acquisition de la BMW 318 Compact, il signe de belles prouesses, et a concrétisé ces performances par une médaille d'argent, sur un terrain pas forcément des plus adaptés à la Bavaroise. Dans une spirale prolifique depuis le début de saison, Romain Favreau s'orne de bronze. Le jeune tarnais rassasie d'ailleurs sa soif de victoire par l'apanage de la classe F2-13, ne laissant que des miettes aux autres Saxo VTS d'Alexis Grenier et Thierry Thomas.
Francis Brailly termine en solitaire de la F2-12, après la sortie de route de Didier Helwin et Benoit Provost (Renault Clio 2).
Groupe R: Romuald LEZEAU sans inquiétude

Le Charentais Romuald Lezeau (Renault Clio R3) a affirmé sa suprématie en Groupe R et Classe 3. Thomas Vergines (Citroën C2, R2) et Maurice Aladenise (Renault Twingo, R1) se sont retrouvés sans concurrence dans leurs catégories.

Groupe GT : Didier BERNARD, dominateur

Didier Bernard (Lotus Exige) a pris la poudre d'escampette en Groupe GT sans être rejoint par Gérard Marie (Nissan 350 Z).

Groupe Z: LARA au finish

Harponné par José-Marie Lara (Ford Sierra RS Cosworth) tout au long de la journée, Cédric Lassalle (BMW 325I) a finit par craquer pour le gain du Groupe Z.



Sur les 51 équipages autorisés à prendre le départ, 39 ont rallié le parc fermé final. On dénombre malheureusement un nombre inhabituel de sorties de routes, certaines ayant nécessité une intervention médicale. Nous souhaitons bon courage et bon rétablissement aux concurrents blessés, en espérant les revoir au plus vite sur une ligne de départ.

Prochain Rendez-Vous : la Finale de la Coupe de France de la Montagne à Lormes (58).

Texte et photos : PQ47