Rallye Régional du Frontonnais 2013
Triplé diamant
C'est sous un temps estival que s'est déroulé ce 20e cru du Rallye Régional du Frontonnais. Toujours soucieuse de présenter une épreuve de qualité, l'équipe emmenée par Huguette Laborie a innové cette année en proposant un tracé profondément remanié. Une nouvelle spéciale, certes rapide mais intense, a vu le jour aux frontières de Saint-Nauphary, tandis que « Varennes-Villemur » a vu son parcours remodelé quasiment de moitié. Les efforts de l'ASAC du Midi ont bel et bien été récompensés par un plateau alléchant de 88 équipages, prêts à s'affronter tout au long des trois passages de chaque secteur chronométré. Le favori Jean-Michel Da Cunha ayant déclaré forfait à la dernière minute, son titre n'était ainsi pas remis en jeu, ce qui offrait la perspective de débats plutôt ouverts. Le premier coup de théâtre survient avant même l'entame des hostilités, puisque Grégoire Espinasse, parti avec le N°1 sur les portières, n'ira pas plus loin que la liaison le menant à la première spéciale, sa Renault Mégane Maxi (FA7K) se révélant récalcitrante. Dans l'ES 1 de Saint-Nauphary/Verlhac-Tescou (5.9 kms), Michaël Lobry (Mitsubishi Lancer Evo 10, N4) annonce d'emblée la couleur pour 2s8 face à Lionel Espinasse (Mitsubishi Lancer Evo 9, N4), et 3s8 par rapport au Languedocien Sébastien Virazel (Renault Clio R3). Dans ses roues, Julien Marty (Mitsubishi Lancer Evo 8, FA8), commence également à sortir les crocs, tandis que Cédric Delage (Mercedes C 180, F2-14), 5e à 6s8, débute une entame de Rallye époustouflante. L'ES 2 de Varennes-Villemur (7.5 kms), permet à Lobry de s'affirmer de nouveau en patron, malgré la belle résistance d'Espinasse, qui ne concède que 0s8 et s'affiche au terme de cette première boucle à seulement 3s6 du leadership. Un trio de Nippones au sommet de la hiérarchie commence d'ailleurs à s'esquisser, car, malgré les assauts de Loïc Pelat (3e temps ES 2) au volant de sa Clio RS F2000 voies larges, la régularité de Marty s'impose sur la troisième marche du podium provisoire. Cédric Delage manque malheureusement à l'appel à l'issue de cette première boucle, le moteur de sa Mercedes ayant rendu l'âme dans l'ES 2.
Bien déterminée à conserver son bien, la paire Michaël Lobry-Gaétan Parade en remet une couche dans St Nauphary-Verlhac-Tescou 2, tandis qu'Espinasse rétorque dans l'ES 4 de Varennes-Villemur, sans toutefois remettre en cause la prédominance des précédents cités. Julien Marty et Florent Delpech s'accrochent, quant à eux, solidement à leur médaille de bronze, creusant ainsi l'écart sur la Clio de Pelat, qui n'en démord pas pour autant.
La dernière boucle voit Lobry confirmer et Espinasse sortir la grosse attaque pour tenter de contrer son adversaire. Malgré un temps scratch dans l'ultime ES, il échoue à seulement 4s8 de ce dernier. Julien Marty a donné également le maximum et complète un tiercé gagnant composé à 100 % de Mitsubishi. La marque au diamant a ainsi été fortement représentée ce week-end. Au pied du podium, Loïc Pelat a cravaché ferme pour contenir la Clio R3 de Virazel. 2e languedocien engagé, Jean-Paul Guedj, aux commandes de son ancienne Peugeot 306 Maxi récemment vendue, en conclut à une honorable 6e place finale, après avoir gardé un œil sur les jeunes Alexandre Bourrel et Ludovic Moreau (Mitsubishi Lancer Evo 8, FN4), en constante progression au fil des courses. Romain Favreau, épaulé pour l'occasion par Cécile Pages à la lecture des notes ; son copilote habituel, Damien Augustin, ayant pris place dans l'habitacle de la Clio de Loïc Pelat ; s'est, comme à son habitude, brillamment distingué et hérite du 8e rang. L'exploit du jour est sans nul doute à mettre à l'actif du Tarnais Yoan Megias, qui hisse sa Peugeot 106 S16 (A6) au sein du Top Dix, damnant le pion à l'impressionnant Nicolas Rouillard (Peugeot 206 XS, A6K) qui referme ce cercle restreint.

Groupe A: MARTY impérial

Dès les premiers hectomètres, le binôme figeacois Marty-Delpech a pris la poudre d'escampette, pour ne plus être rejoint. Jean-Paul Guedj a assuré la place de dauphin, tandis que pour le gain du bronze, Yoan Megias a crée la surprise.
En A8, seul Marty parvient à rejoindre le parc fermé final basé à Fronton, centre névralgique du Rallye. Clément Aulié (Mitsubishi Lancer Evo 6) a été contraint de renoncer sur ennuis mécaniques ; Gérard Santamaria (Subaru Impreza STI) étant, quant à lui, parti à la faute dans le dernier secteur chronométré.
Grégoire Espinasse out d'entrée de jeu, Jean-Paul Guedj a perdu un adversaire de taille et l'occasion de se mesurer à un local. Il clôture l'épreuve avec un écart substantiel sur Christophe Surre (Peugeot 306 S16) et Cyril Condomines (Citroën ZX 16V).
En A7, Fabien Lacalmontie (Peugeot 206 RC) sort vainqueur d'un duel haletant engagé avec Mathieu Julia, également sur Peugeot 206 RC. Nicolas Moreira (Peugeot 205 GTI), Michel Gilard (Peugeot 206 GT) et Mathieu Cantaloube (Peugeot 306 S16) ont été, en revanche, contraints d'abdiquer.
Clément Majorel et Théo Rascalou (Citroën Saxo Kit Car) ayant rendu leur carnet de bord au point stop de l'ES 1, Nicolas Rouillard a déroulé en A6K, non sans se payer le luxe de rentrer dans les dix premiers du général.
Véritable révélation de cette édition 2013, Yoan Megias a fait parler la poudre non seulement au sein de la classe A6, mais aussi au général. Son poursuivant direct n'est autre que Sébastien Sistero (Peugeot 106 S16), après que Rémi Frégeac (Peugeot 106 S16), 11e temps de l'ES 1, ait dû rendre les armes prématurément.
Aurélien Frejefond (Peugeot 106 XSI) s'est octroyé le monopole de la plus petite cylindrée du Groupe A, face à Grégory Foy (Citroën AX Sport).
Groupe N: LOBRY triple

Lobry signe à Fronton sa troisième victoire de Groupe depuis l'entame de la Saison au volant de sa nouvelle Mitsubishi Lancer Evo 10, et sa première conquête du Graal. Lionel Espinasse n'a pas démérité lui non plus, et a fait preuve d'un sens de l'attaque jusqu'au-boutiste ; en vain. 3e, Alexandre Bourrel a également évolué sur un rythme soutenu. Ce podium se réfère, a fortiori, à celui de la Classe N4.
La N3 a été le théâtre de vives empoignades entre Jerry Prat et Jérémy Puech, tous deux sur Renault Clio Ragnotti. Tous deux se tenant au coude-à-coude tout au long de la journée, le second cité plonge dans le classement au cours de l'ultime ES, offrant les lauriers sur un plateau à son rival. En embuscade, Philippe Pédêche (Renault Clio RS) s'offre l'opportunité. Il précède la Clio Williams de Gilles Maynadier.
Une lutte fratricide s'est opérée en N2 entre Yohan Saillat et Nicolas Hébrard, tous deux sur Peugeot 106 S16. Un duel vite tronqué par des soucis rencontrés par le second cité, le faisant plonger dans les abysses du classement. Une situation profitant à Saillat, qui rafle la mise. Entre eux, s'intercale le combatif Stéphane Vialettes (Peugeot 106 S16), qui n'a pas fait de la figuration lui non plus.
Eric Rosalie (Peugeot 106 XSI) a pris l'ascendant sur Gérard Nicoli (Citroën AX Sport) pour le gain de classe « biberon ». Bruno Castagne (Peugeot 106 XSI) a été relégué au rang d'observateur.

Groupe F2000: Loïc PELAT en bonne forme

Déjà très en verve le week-end précédent du côté de la Course de Côte de Bagnols-Sabran, manche du Championnat de France, Loïc Pelat a surclassé ses concurrents ce week-end, avec en chef de file le virevoltant Romain Favreau. De retour au volant, Victor Lasserre (Peugeot 206 S16) complète le podium.
En F2-14, si pour les deux premières places, Pelat et Lasserre se sont montrés intouchables, la troisième marche a en revanche été plus indécise. Cédric Delage ayant rejoint la liste des abandons rapidement, de même que Claude Paillarès (BMW 318 Compact) s'étant fait piégé dans l'ES 2, et Ayrton Lechartier (Renault Clio Williams) ayant dû composer avec une mécanique capricieuse, Pascal Aleixo (Peugeot 205 GTI), étonnant d'agilité et de dextérité sur un tracé qu'il découvrait, et avec à ses côtés un copilote novice en la personne de Jean-Gabriel Bouissonnade, s'affichait comme le mieux aguerri pour se hisser parmi le trio de tête. Hélas, une figure dans l'ES 4 faisait perdre de précieuses secondes au jeune équipage lot-et-garonnais, et tout espoir de podium. Stevens David (Peugeot 205 GTI) s'est donc offert l'opportunité.
Romain Favreau a régné sur la F2-13, ne laissant que des miettes à Lionel Baudière, qui découvrait une nouvelle Citroën Saxo VTS, et Romain Caviale (Citroën Saxo VTS).
Julien Cabrol (Peugeot 106 Rallye) a fait figure d'épouvantail en F2-12. Dauphin, Thierry Valentin (Citroën AX Maxi) récolte le fruit d'un parcours sans faute, bien que poussé dans ses derniers retranchements par David Blanc (Peugeot 106 Rallye). Thibault Trichet (Peugeot 205 Rallye) n'a, quant à lui, pu lutter à armes égales.
Groupe R: VIRAZEL en solitaire

Sébastien Virazel a naturellement dominé les débats en Groupe R, où Alexandre Coria débutait au volant d'une Twingo RS ex-Serieys. Il s'adjuge de surcroit la Classe R1, tandis que Virazel se distingue en R3.



Groupe Z: Un festival d'Alfa !

Les trois italiennes prétendantes au Groupe Z alignées par Thomas Bagur, François Terral et Daniel Haro en terminent respectivement dans cet ordre et en tir groupé.

Seul équipage 100 % Féminin au départ, la Coupe des Dames échoit à Jessica Prades et Mallorie Puech (Peugeot 205 GTI, F213).
Sur les 88 équipages autorisés à prendre le départ, 71 ont rallié l'arrivée finale à Fronton (31).

Prochain Rendez-Vous : le Rallye Régional du Béarn (64), le 20 Avril.

Texte et photos : PQ47